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Red skin syndrome : origine, symptômes, traitements

Le red skin syndrome est également connu sous le nom de syndrome de la peau rouge, il est encore peu connu en France. Comment se manifeste-t-il ? Quelle est son origine ? Est-il possible de le traiter ? Focus sur le red skin syndrome ci-dessous. 

Qu'est-ce que le red skin syndrome ?

Il s’agit d’un eczéma alimenté par la corticothérapie, elle-même à l’origine de la dépendance envers les corticoïdes. En effet, les personnes sujettes à cette maladie de peau ont recours à des traitements dont la formule inclut de la cortisone, qui entraîne à la fois accoutumance au produit et déséquilibre des systèmes immunitaire et hormonal. Le red skin syndrome est donc la conséquence directe d’un trouble d’origine dermatologique.

Cependant, lorsqu’ils sont employés selon un dosage bien précis défini par un professionnel de santé, les dermocorticoïdes n’engendrent pas de phénomène de dépendance. Le red skin syndrome a été décelé chez un très petit nombre de patients et la réaction observée découlerait d’une utilisation excessive ou inappropriée des corticoïdes.

Personne se grattant l'eczema sur le coude

Quelles sont ses manifestations ?

Le red skin syndrome se manifeste de manière parfois similaire à celle de l’eczéma, d’où sa relative difficulté à le déceler soi-même. La dépendance à la cortisone se traduit par une dermatite évolutive impliquant le recours à un corticoïde plus fort celui jusque-là consommé afin de soulager d’autres symptômes originels. Le corps exprime alors son état de manque de la molécule addictive, le sevrage devient nécessaire.

De manière concrète, les symptômes du syndrome de la peau rouge sont les suivants :

  • peau en permanence rouge, sèche, qui peut peler

 

  • présence de papulo-pustules, semblables à des boutons d’acné, d’inflammation et de lésions

 

  • sensations de picotements, de brûlures, de démangeaisons intenses ou encore de gonflements

 

  • douleurs plus ou moins vives.

Si vous souffrez du red skin syndrome, il vous faudra le traiter avant de concentrer votre attention sur votre eczéma. Ce sont deux affections différentes, à chacune son protocole.

Comment traiter le syndrome de la peau rouge ?

Le syndrome de la peau rouge renvoyant à une dépendance, il est indispensable de mettre en place un sevrage, c’est-à-dire de devoir se passer des produits contenant de la cortisone. Le sevrage va entraîner, à ses débuts, des manifestations cutanées encore plus virulentes que celles d’origine. Il est très important de vous faire accompagner par un médecin tout au long de cette étape, tant les symptômes du sevrage peuvent se manifester de manière forte et déstabilisante :

  • hypersensibilité de la peau

 

  • la peau est rouge vif sur l’ensemble du corps ou partiellement,

 

  • desquamation importante de la peau

 

  • alternance de suintements, de brûlures et d’oedèmes

 

  • difficulté à se thermoréguler.

 

Il faut savoir que le sevrage peut durer entre plusieurs mois et plusieurs années, la durée nécessaire à l’organisme pour rétablir un équilibre hormonal et immunitaire interne optimal. Le temps d’apprendre à se passer des corticoïdes topiques, les professionnels recommandent l’application cutanée de compresses d’eau fraîche pour soulager l’inflammation, voire la prise -strictement encadrée- d’antihistaminiques pour atténuer les démangeaisons. Encore une fois, le red skin syndrome a été établi chez un petit nombre de patients, et l’utilisation raisonnée de la cortisone, sur prescription médicale, présente peu de risques de vous faire développer un syndrome de la peau rouge.

Fleurs de camomille romaine
Tasse contenant une infusion d'ortie

Naturopathie et red skin syndrome

La naturopathie peut être un complément à la médecine conventionnelle dans un contexte de red skin syndrome. Les fleurs de Bach ou encore les huiles essentielles de marjolaine à coquilles et d’angélique offrent un soutien non négligeable lorsque l’on entame un processus de sevrage.

En outre, le yoga, la relaxation et la méditation aident à développer le lâcher-prise et à accroître la sérénité. Bien que le red skin syndrome donne envie de dissimuler sa peau, n’hésitez pas à sortir prendre l’air en pratiquant de belles respirations et à maintenir une activité physique. La phytothérapie, notamment à travers les tisanes de verveine citronnelle, de camomille matricaire, de fleurs d’oranger et de tilleul favorisent également la détente, elles peuvent être utiles dans une démarche de lutte contre le red skin syndrome. La menthe poivrée, la camomille et la citronnelle soulagent, quant à elles, l’effet des manifestations cutanées de l’inflammation.

Sur le plan culinaire, il est de bon ton d’intégrer à son alimentation des plantes aux vertus anti-inflammatoires, comme le thé vert, le gingembre, le curcuma, les baies roses et l’huile d’olive. Le romarin et l’ortie, en agissant de l’intérieur, et de par leurs vertus détoxifiantes et dépuratives, sont un complément idéal au sevrage de la cortisone.